(450) 766-0861
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1. LA SOCIÉTÉ 

Suite à un remaniement de la structure de son actionnariat en novembre 2011, Squatex est devenu une société ouverte assujettie aux règles des valeurs mobilières. Bien qu’elle soit une société ouverte, son titre n’est pas encore inscrit sur une bourse de transaction de valeurs mobilières.

2. BASSES-TERRES DU SAINT-LAURENT

Suite aux réunions publiques organisées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) du Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) qui se sont déroulées à l’automne 2010, un rapport a été déposé fin février 2011. Le rapport a recommandé la formation d’un Comité de l’Évaluation environnementale stratégique (CEES) qui devait déposer un rapport de recommandations à la fin de 2013 dans lequel seraient indiquées les procédures à suivre pour le forage et le parachèvement des puits forés pour le gaz et pétrole. En février 2013, le ministre du MDDEFP a confié au BAPE le mandat pour mener une consultation élargie sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. Le mandat du comité d’experts chargé d’effectuer une évaluation environnementale stratégique a donc été rapatriée au sein du BAPE. Le CEES est donc dissous.

En conséquence, vu que les règles ne sont pas claires, les travaux d’exploration effectués sur les permis par Squatex et ses partenaires ont été limités d’autant plus qu’il est difficile voire impossible de trouver des sources de financement. Afin de pallier au problème inhérent au délai de la date de la remise du rapport de la commission, une loi (loi 18) a été déposée en juin 2011. Elle dispense le titulaire de permis de recherche de pétrole, de gaz naturel et de réservoir souterrain de l’obligation d’exécuter les travaux requis en vertu de la Loi sur les Mines jusqu’à la date déterminée par le ministre, laquelle ne peut excéder le 13 juin 2014 : la période de validité du permis est alors réputée suspendue (soit 3 ans maximum). À la fin de la période d’exemption, la date d’échéance du permis est reportée à la fin de la période d’exécution des travaux qui restent à courir après la levée de la suspension.

En ce qui concerne les activités sur les permis situés dans les Basses-Terres du St-Laurent, aucun travaux reliée à l’exploration n’a été effectué ou le sera à court terme en raison du prix du gaz en Amérique du Nord et l’incertitude tant qu’à l’avenir à court et moyen terme de l’exploration au Québec.

En conséquence, les partenaires ont décidé à l’automne 2011 d’abandonner le puits Canbriam Farnham no 1 (A-271). Le terrain a été décontaminé à la satisfaction du MDDEFP et un bouchon de ciment a été injecté dans le puits. Il ne reste qu’à injecter un deuxième bouchon de ciment et de couper le coffrage à 2 mètres sous la surface

avant d’enlever la tête de puits. Canbriam Energy Inc de Calgary, l’opérateur, est en attente de la délivrance du permis de fermeture de puits afin de compléter l’abandon du puits. Canbriam conserve l’obligation au nom de Squatex des travaux d’abandon du puits. Les informations obtenues du MRN et du MDDEFP confirment que le puits n’était pas en juillet 2013 en infraction selon les normes de l’environnement.

Vu que la loi 18 retire l’obligation d’exécuter des travaux d’exploration statutaires jusqu’en juin 2014 et que les Partenaires se sont mis d’accord pour repousser les dates butoir de l’entente initiale avec Canbriam qui conserve ses autres options de gagner un intérêt de 60% sur 24000 Ha additionnels à l’intérieur des permis 2009RS296 et 298 en forant jusqu’à 6 puits verticaux/horizontaux additionnels et en versant un montant en argent pouvant totaliser 13,5 M$ (9,45 M$ à Squatex et 4,05 M$ à Petrolympic).

3. BAS-SAINT-LAURENT 

Durant la période entre novembre 2010 et novembre 2011, la grande majorité des travaux d’exploration de SQUATEX ont été réalisés sur les permis du Bas-St-Laurent/Gaspésie.

Au cours des mois d’avril et mai 2011, deux nouveaux carottages plus profonds de type minier ont été effectués sur le permis 2009PG556 au sud de Mont-Joli (Figures 1 et 2). Ils furent effectués dans le but principal de mieux connaitre et d’identifier les différences de la stratigraphie au niveau du Silurien inférieur du Synclinal de Matapédia par rapport au bassin d’effondrement situé à l’ouest de celui-ci.

 

 

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Figure 1 : localisation des forages exécutés en 2011 dans le Bas-St-Laurent 

 

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Figure 2 : Foreuse utilisée pour les 2 sondages de 2011 (Forage André Roy Inc) 

Le premier sondage, La Rédemption No.1. fut localisé près du village de La Rédemption. Ce carottage avait pour but de traverser la séquence complète du Synclinal Matapédia jusqu’à l’Awantjish. Le puits a été orienté vers le SSE avec une inclinaison de 70° afin de forer perpendiculairement aux Formations et a atteint une profondeur totale de 447 mètres. Aucune trace d’hydrocarbures n’a été observée mais des zones fortement dolomitisées et perméables ont été rencontrées au niveau des calcaires de Sayabec (Figure 3). Le puits s’est terminé dans l’Awantjish tel que prévu. La présence de discordance ou de faille de chevauchement n’a pas été déterminée (Figure 4).

Les valeurs respectives du COT dans le Sayabec et le Val-Brillant sont encourageantes étant de 1,90% et 1,42%, ce qui n’est pas le cas pour l’Awantjish (0,83%). Pour ce dernier, le RockEval suggère aussi une maturité plus avancée (Tmax plus élevée) que celles des formations sus-jacentes.

 

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Figure 3 : Dolomie hydrothermale avec forte porosité (La Rédemption No.1) 

 

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Figure 4 : Coupe géologique Nord sud passant par La Rédemption No.1 

Le deuxième carottage, Portage No.1, a été implanté près de la rivière Mitis sur la ligne sismique MRN-2001-02 qui fut enregistrée le long du Chemin du portage. Il avait pour but de mieux connaitre le contexte géologique et structural dans le secteur, de bien calibrer la sismique et de connaitre la distribution des zones poreuses au niveau des calcaires du Sayabec.

Deux interprétations sismiques étaient avancées dont une avec chevauchement et l’autre avec rétro-chevauchement. Le forage vertical d’une profondeur de 600 mètres a permis de confirmer que la séquence rencontrée dans ce secteur est en place, donc normale, c’est-à-dire que les formations siluriennes ont été déposées en discordance sur le Supergroupe de Québec (Figure 5). La discordance avec le cambro-ordovicien a été rencontrée à une profondeur de 400 mètres. Il y a présence de fracturations dans le puits mais celles-ci semblent généralement mineures dans ce secteur.

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Figure 5 : Coupe sismique avec la géologie rencontrée à Portage No.1 

Des évidences de pétrole ont été rencontrées dans une zone fracturée à 67 m de profondeur et une faible quantité d’huile légère (50o API) a été récupérée et analysée dans la Formation St-Léon (Figures 6 et 7).

Les géologues de Squatex ont aussi continué en 2011 leurs visites sur le terrain afin d’effectuer d’autres vérifications afin de valider le nouveau modèle structural et stratigraphique du Bas-Saint Laurent. Entre autres, des affleurements de calcaire de la Formation Touladi près du Lac Témiscouata ont été examinés puisque des odeurs d’hydrocarbures avaient été notés dans une publication géologique des années soixante. La visite terrain a confirmé la présence d’une odeur d’hydrocarbures caractéristique. Cette observation confirme que cette région située plus au sud et souvent considérée comme stérile du point de vue pétrolier pourrait aussi offrir un potentiel d’accumulations.

 

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Figure 6 : Présence d’hydrocarbures liquides à 67m dans le forage Portage No.1 

 

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Figure 7: Chromatographie de l’échantillon de pétrole du Portage No.1 (67m)