(450) 766-0861
jccaron@squatex.com

Cette période fut témoin de travaux d’envergure sur les permis de Squatex, autant dans les Basses-Terres que sur ceux du Bas-St-Laurent/Gaspésie.

Une demande de renouvellement à l’an un des permis de 2006 faite au gouvernement (MRNF) selon les modalités de l’ancienne Loi des Mines fut acceptée en date du 1 septembre 2009. Squatex a ainsi pu sensiblement diminuer ses obligations statutaires et a ainsi obtenu que ses permis demeurent en vigueur jusqu’en 2019 à condition de remplir les exigences de travaux et de payer la rente annuelle.

Le tableau 1 indique les nouveaux numéros de permis correspondant aux anciens permis dans les Basses-Terres. Les légères différences de superficie sont dues à ce que la méthode de mesure utilisée par le gouvernement a changé. La figure 1 montre la localisation des permis en vigueur (en rouge) ainsi que l’ancien numéro de permis correspondant (en noir).

Tableau 1 : Permis dans les Basses-Terres du St-Laurent 2009

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Figure 1 : Domaine minier de Squatex en vigueur dans les Basses-Terres depuis septembre 2009. 

Le tableau 2 présente la liste des permis situés dans le Bas-St-Laurent/ Gaspésie. L’ancien numéro de permis apparait afin de mieux faire la correspondance avec les travaux précédents. La figure 2 montre la localisation des permis en vigueur (en rouge) ainsi que l’ancien numéro de permis correspondant (en noir).

Tableau 2 : Permis dans le Bas St-Laurent Gaspésie 2009

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Figure 2 : Domaine minier en vigueur dans le Bas St-Laurent/Gaspésie depuis septembre 2009. 

1 TRAVAUX EFFECTUÉS DANS LE BAS ST-LAURENT/ GASPÉSIE 

Les permis de SQUATEX situés dans le Bas St-Laurent/ Gaspésie ont été témoins en 2009 de travaux de géophysique et de géologie importants, soit un relevé aéromagnétique de haute résolution, un relevé de gravimétrie (Bouguer) ainsi que des travaux de reconnaissance géologique et d’échantillonnage pour définir la maturité organique.

1.1 Relevé Gravimétrique 

Un levé gravimétrique terrestre a été réalisé par la firme Quantec Geoscience Ltd d’août à octobre 2009, sur les propriétés de SQUATEX dans la région du Bas-St-Laurent. Les objectifs de l’étude étaient de densifier le réseau gravimétrique existant, généré par le gouvernement fédéral dans les années 50 et 60, afin de supporter avec plus de précision la reconnaissance géologique du secteur ainsi de mieux définir le cadre tectonique. La région couverte est fortement plissée et fracturée, et est caractérisée par des assemblages géologiques contrastés au point de vue gravimétrique. La figure 3 montre la couverture du levé réalisé. Un total de 793 stations ont été mesurées, sur une période de 56 jours.

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Figure 3 : Couverture gravimétrique sur le permis du Bas Saint-Laurent/ Gaspésie. 

La figure 4 montre l’anomalie de Bouguer obtenue et indique que l’ensemble de la région est caractérisée par des valeurs gravimétriques relativement élevées dans la partie nord des permis, où on retrouve des roches d’origine volcanique en surface et en sous-surface. Les valeurs sont relativement faibles dans la partie sud-ouest où on est davantage en présence des assemblages d’origine sédimentaire.

La figure 5 montre une carte du gradient vertical calculé de l’anomalie de Bouguer. Dans ce cas, le signal représenté est associé à des formations géologiques situées généralement plus près de la surface, tout en conservant une contribution de formations géologiques profondes.

Ces données gravimétriques seront utilisées conjointement avec les données magnétiques pour mettre à jour la carte géologique existante et proposer un cadre tectonique permettant de mieux comprendre l’architecture du sous-sol. Elles sont particulièrement utiles pour identifier les zones de failles interprétées en surface qui pourraient avoir une origine profonde. Ces failles sont importantes car elles délimitent parfois des blocs tectoniques distincts. Elles pourraient également indiquer des zones de faiblesse crustale ayant pu favoriser la circulation de fluides d’origine hydrothermale contrôlant la génération de réservoirs.

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Figure 4 : Anomalie de Bouguer avec position des stations gravimétriques

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Figure 5 : Carte de l’anomalie gravimétrique résiduelle avec interprétation sommaire. 

1.2 Relevé Aéromagnétique 

Un levé aéromagnétique à haute résolution (HRAM) a été réalisé par la firme GPR International en août et septembre 2009, sur l’ensemble de la propriété détenue par SQUATEX dans la région du Bas-St-Laurent.

Les objectifs de l’étude étaient de mesurer le champ magnétique le long de lignes de vol, afin de supporter la reconnaissance lithologique du secteur ainsi que la cartographie structurale (failles, plis, fractures). La région couverte est fortement plissée et fracturée, et caractérisée par des assemblages géologiques contrastés au point de vue magnétique.

La figure 6 montre la zone de couverture du levé réalisé. Un total de 16 157 km linéaire a été survolé, le long de lignes de vols espacées de 300 m et orientées NO-SE, à une altitude moyenne de 150 m. Les données acquises ont été corrigées et traitées selon

les standards de l’industrie afin de produire une grille régulière du champ magnétique total, de laquelle ont été calculées différentes dérivées verticales ou horizontales.

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Figure 6 : Couverture du levé aéromagnétique HRAM réalisé en août 2009. 

La figure 7 présente une carte du champ magnétique total résultant du levé réalisé. Elle montre d’abord que l’ensemble de la région est caractérisée par un champ magnétique relativement élevé dans la partie nord des permis, où on retrouve des roches d’origine volcanique en surface et en sous-surface, et relativement faible dans la partie sud où on aperçoit davantage des assemblages d’origine sédimentaire.

La figure 8 montre une carte de la dérivée seconde calculée du champ magnétique total. Dans ce cas, le signal représenté est associé à des formations géologiques situées généralement plus près de la surface. Le détail fourni par ces données montre

la complexité tectonique du secteur couvert. La configuration de ces anomalies permet de reconnaître et mettre à jour des horizons repères révélant la succession de nombreux plis plongeant vers le nord-est, ainsi que certaines discontinuités révélant la présence probable de failles majeures inconnues jusqu’à maintenant.

Ces données magnétiques sont utilisées pour mettre à jour la carte géologique existante et pour proposer un cadre tectonique permettant de mieux comprendre l’architecture du sous-sol. Les contacts géologiques ont été ajustés et de nouvelles failles ont été ajoutées. Des vérifications de terrain ont été réalisées en juin 2010 pour valider l’interprétation et des sections géologiques ont été produites le long de divers transects de direction NO-SE. Le tout permet de proposer un modèle géologique mettant en valeur les secteurs considérés les plus prometteurs, associés à des séquences épaisses de sédiments et compartimentés par des failles parfois synsédimentaires ayant pu contribuer à la création de réservoirs. La présence d’unités volcaniques à proximité de ces failles représente également des conditions favorables au développement de réservoirs.

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Figure 7 : Carte du champ magnétique total.

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Figure 8 : Carte de la dérivée seconde du champ magnétique total. 

1.3 Relevés d’échantillonnage géologique 

Suite aux travaux de terrain effectués à la fin 2008, une seconde campagne de travaux d’échantillonnage géologique des affleurements du Bas-Saint-Laurent a été effectuée à l’été et l’automne 2009. Elle avait pour buts de préciser certains secteurs afin d’améliorer notre connaissance géologique, de poursuivre la collecte d’échantillons pour parfaire les analyses de contenu COT et de maturité organique des formations (Ro) et, finalement, de définir les zones prioritaires ayant un meilleur potentiel d’accumulation d’hydrocarbures.

Cette étude a été menée sur l’ensemble des permis de SQUATEX du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie entre le Lac Matapédia au Nord-est de Rimouski et le Lac Témiscouata au Sud-est de Rivière-du-Loup. Soixante et quinze (75) échantillons ont été expédiés pour les analyses en COT à un laboratoire de Calgary en septembre 2009 (figure 9). Le résultat de ces analyses suggèrent que les roches sédimentaires siluro-dévoniennes ont un COT sont très faible (<0.5%). Les roches ordoviciennes (formation

de Trinité) présentent un COT plus intéressant avec une valeur supérieure à 1,6% correspondant à la pointe du synclinal Cabano-Squatec. Enfin les roches cambro-ordoviciennes ne présentent pas de valeurs élevées. Il semble donc que pour la région du Bas St-Laurent, la formation de Trinité soit une des principales roches mères.

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Figure 9 : Localisation des échantillons prélevés sur le terrain en 2008 et 2009. 

Un rapport publié en décembre 2009 a apporté des éléments nouveaux en ce qui concerne la maturation organique dans la région du Bas St-Laurent :

« LA MATURATION THERMIQUE ET LE POTENTIEL ROCHE MÈRE DES ROCHES ORDOVICIENNES À DÉVONIENNES DU SECTEUR MATAPÉDIA – TÉMISCOUATA DU BAS-SAINT-LAURENT, QUÉBEC, Rapport soumis à la Commission Géologique du Canada par Rudolf Bertrand, DSc et Michel Malo, PhD »

Ce rapport, qui se base sur la réflectance de la matière organique, indique que le secteur nord-est des permis serait plus favorable à la préservation d’hydrocarbures, la maturation organique y étant plus faible (voir figure 10). Par contre, nous avons remarqué que l’interprétation se basait sur un échantillonnage à l’échelle régionale et que les secteurs n’avaient pas été couverts en détails.

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Figure 10 : Réflectance estimée de la vitrinite (Ro), R Bertrand et al 2009. 

En conséquence, 15 échantillons provenant des campagnes d’échantillonnage de 2008 et 2009 furent expédiés à l’INRS en avril 2010 pour en analyser la réflectance et comparer les résultats avec ceux du rapport de Bertrand et al (Figure 11). En raison de la quantité et la qualité des échantillons, la réflectance a pu être déterminée sur 11 d’entre eux. D’une façon générale les nouvelles données sont en accord avec celles déjà mesurées auparavant mais des interrogations demeurent en raison de la faible quantité d’échantillons sur le territoire.

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Figure 11 : Ajout des analyses 2008-09 de Squatex sur la carte de R Bertrand et al 2009 

Une nouvelle campagne de terrain avec un deuxième échantillonnage plus exhaustifs fut réalisée en juin 2010 (près de 200 échantillons amassés) afin de mieux couvrir la région. Cinquante-quatre (54) échantillons ont été sélectionnés et expédiés à INRS pour analyse complémentaire de la réflectance et ainsi compléter la couverture spatiale des analyses de la maturation organique sur tout le territoire(figure 12). De plus, 12 échantillons du puits SOQUIP Lac Noir No.1 Neigette (F005) et 4 échantillons complémentaires du puits Sun Exploration et Al Mitis No.1 (C088) ont été expédiés afin de mieux connaitre le taux d’accroissement de la maturation avec la profondeur qui est un élément clé en ce qui concerne la profondeur maximale prospective.

À la même occasion, une équipe de quatre géologues en a profité pour effectuer des vérifications sur les affleurements afin de parfaire les connaissances d’ordre géologique et de réviser les cartes gouvernementales des affleurements pour mieux comprendre les structures tectoniques.

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Figure 12: Localisation des 54 échantillons pour l’analyse R(octobre 2010) 

1.4 Programme de forages stratigraphiques dans le Bas-Saint-Laurent 

Une campagne de forages stratigraphiques (carottages de 2 po.) a été réalisée en septembre 2010 sur les permis de SQUATEX dans la région du Bas Saint-Laurent, à des fins de validation de l’interprétation géologique qui était en cours. Un total de neuf (9) forages ont été réalisés à des profondeurs inférieures à 300 m (Tableau 3).

Tableau 3 : Forages stratigraphiques réalisés en septembre 2010, Bas-St-Laurent 

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De façon générale, les objectifs principaux de ces forages stratigraphiques visaient à :

  • valider certaines interprétations photo-géologiques,
  • identifier la nature de certaines anomalies magnétiques pouvant constituer un horizon repère à l’échelle de la zone nord des permis,
  • déterminer la nature et le comportement du Sayabec au sein d’axes anticlinaux
  • vérifier, à proximité de failles majeures, la présence de dolomie hydrothermale (HTD) dans la région du complexe de la Rédemption
  • échantillonner le Groupe de Trinité et de Cabano à au moins 10 m de profondeur pour analyser le contenu non altéré en COT.

La figure 13 montre la localisation des trous de carottage ayant été forés lors de cette campagne.

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Figure 13 : Localisation des carottages sur la carte géologique (préliminaire) 

L’ensemble de la campagne de carottage fut un succès dans la mesure où presque tous les objectifs initiaux ont été atteints. De plus, les informations de forage recueillies permettent de mettre à jour et de bonifier la carte géologique existante. La compréhension de la source des anomalies magnétiques testées est en outre grandement améliorée.

Le premier puits Squatex St-Moise a été implanté à proximité d’un ancien puits foré en 1954 par des intérêts privés dont la profondeur totale aurait attient 800 pieds (243 m). Les responsables du forage ont rapportés la présence de pétrole non confirmée plus tard par le géologue du ministère(Belland). Le forage a atteint 249 m et a traversé une séquence monotone de schistes argileux, soyeux à la cassure, voire même gras et de couleur noire qui pourrait être confondu à des indices d’huile. Entre les profondeurs 162 m et 168 m, une odeur d’hydrocarbures a été remarquée, mais rien dans les roches (contamination?). Les analyses du COT n’ont donnée que 0,1%.

Le puits de St-Cléophas (SQX-P) a été foré à une profondeur de 285m (angle de 65o par rapport à la verticale). Ce forage a rencontré du calcaire nodulaire et à faciès récifal de la formation de Sayabec jusqu’à une profondeur de 216 m. Ce calcaire, parfois fracturé, bréchifié et dolomitisé, s’est révélé très intéressant avec un contenu élevé en fossiles et en fragments de récifs, la présence de bitume et des odeurs d’hydrocarbures fréquentes (confirmé pas la suite par analyse), ainsi qu’une porosité secondaire parfois élevée. La section comprise entre 235 à 285 m est interprétée comme la formation de Val-Brillant. Une porosité de fracture y est parfois présente. Les analyses de COT ont donné entre 0,4% et 0,8%. Le puits SQX-10 a été foré au nord de ce dernier afin d’atteindre l’Awantjish et de récupérer un échantillon pour une analyse éventuelle de COT. Ce puits qui a atteint 144 m a rencontré son objectif en touchant à sa base 14 m de shale vert après avoir traversé le Sayabec et le Val-Brillant.

Les trous de forage SQX-#2, #3, #5 et #6 sont moins profonds et ont été implantés pour mieux définir les contacts géologiques (#2), ou pour identifier les sources des anomalies magnétiques avec plus ou moins de succès (#3, #5, #6). Les carottages SQX-#7, SQX-#8 et SQX-#9 ont quant à eux été complétés avec succès et des échantillons des groupes ciblés (Trinité et Cabano) ont pu être recueillis pour les analyses subséquentes de COT.

1.5 Retraitement de la ligne sismique MRN-2001-04 

À l’extrémité Est des permis du Bas-Saint-Laurent, le contexte géologique est très complexe et pour mieux le définir, Squatex a choisi de faire retraiter le profil MRN-2001-04 qui avait été enregistré par le gouvernement mais dont la qualité ne permettait pas de définir ce qui se passait réellement en profondeur. Ainsi, le profil fut envoyé chez EarthSignal de Calgary afin de revoir les paramètres de traitement et d’obtenir plus de renseignements à partir de ces données. Les résultats se sont avéré intéressants et ont été intégrés à l’interprétation régionale.

2 TRAVAUX EFFECTUÉS DANS LES BASSES-TERRES 

2.1 Géochimie 

Une campagne d’échantillonnage géochimique dans le mort-terrain a été réalisée par CHEMTERRA INTERNATIONAL CONSULTANTS Ltd (CIT) en décembre 2009 et janvier 2010 sur les permis de SQUATEX situés au sud de Montréal, 2009RS291 à 2009RS298. Au total, 1290 échantillons ont été recueillis à une profondeur moyenne de 1,5 mètre pour être analysés.

Plusieurs anomalies de gaz thermogénique ont été identifiées dont la principale à une superficie de plus de 10 kilomètres carrés au sud-ouest de Montréal (figure 14). Celle-ci correspond entre autres à un axe anticlinal traversant localement la plateforme carbonatée ainsi qu’à une faille majeure Havelock dans le socle sous-jacent. Dans cette région, la section de shale (Utica et Lorraine) a été érodée et ne présente donc pas d’intérêt pour le gaz de shale mais plutôt pour les réservoirs conventionnels tels que la dolomitisation hydrothermale des carbonates ou les réservoirs dans les structures au niveau des grès ou carbonates dont la profondeur n’excéderait pas quelques centaines de mètres. La faible profondeur des objectifs de cette région rendent l’exploration (forages) peu coûteuse et attrayante.

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Figure 14 : Localisation des échantillons et des anomalies de géochimie (GEL) recueillis par CIT en 2009 

2.2 Sismique 

Suite à l’analyse et à l’interprétation partielle de tous les profils sismiques publics disponibles des Basses-Terres du Saint-Laurent, il fut décidé au printemps 2010 de compléter la couverture sismique du secteur de Chambly-Ste-Hyacinthe, près des montérégiennes. Une demande d’un permis de levé géophysique a été présenté au MRNF en vue d’acquérir 40 Km de sismique sur les permis 2009RS294 et 2009RS295. Le relevé a été programmé entièrement sur routes carrossables et consiste en trois profils dans la zone au nord-est de Chambly afin de compléter le programme sismique initial effectué en 2008.

Le relevé a été enregistré sur le terrain par Tesla Exploration Partnership en août 2010 et les lignes ont été traitées par EarthSignal de Calgary. Les profils analysés sont intégrés à la base de données (figure 15).

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Figure 15: Programme sismique 2010, région de Beloeil. 

2.3 Forage 

Suite à l’entente majeure comprenant plusieurs options de forages dans les Basses-Terres du Saint-Laurent avec Canbriam Energy Inc de Calgary en novembre 2008, Canbriam s’était engagé à forer un premier puits avant la fin de 2009 pour gagner 60% d’intérêts sur 8000 Hectares localisés à l’intérieur de deux permis de Squatex (2009RS296 et 2009RS298 choisis selon l’entente en mars 2010).

Le puits fut localisé près de Farnham au sud-est de Montréal (voir figure 16). Le forage Canbriam Farnham No.1 a débuté le 9 juillet et la foreuse fut libérée le 12 août après avoir atteint une profondeur totale de 2507 m. Le puits a traversé une épaisse séquence de Lorraine avant de toucher l’Utica à 1987 m. Le Trenton a été rencontré 2332 m. Des indices de gaz ont été observés et le puits a été complété et suspendu pour évaluation.

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Figure 16 : Localisation du forage Canbriam Farnham No.1 

Juste avant de commencer le programme initial par le forage de Farnham, Canbriam a accepté en juin 2009 d’accélérer sa décision d’exercer la première option de l’entente en s’engageant à verser 3,5 M$ additionnels (2,45 M$ à Squatex et 1,05 M$ à Petrolympic) avant le 30 novembre 2009 et de forer, coffrer ou abandonner 2 puits verticaux dans la formation Utica et/ou 30 mètres dans le Trenton avant le 31 décembre 2010 afin de gagner un intérêt de 60% dans second bloc de 8000 Ha. La date butoir fut modifiée en septembre 2010 à cause des délais encourus par le programme d’exploration de Canbriam pour le 31 décembre 2011.

Ainsi, selon l’entente, Canbriam maintient toujours ses autres options de gagner un intérêt de 60% sur 24000 Ha additionnels à l’intérieur des permis 2009RS296 et 298 en devant forer jusqu’à 6 puits verticaux/horizontaux additionnels et en versant un montant en argent pouvant totaliser 13,5 M$ (9,45 M$ à Squatex et 4,05 M$ à Petrolympic) avant le 31 décembre 2011.