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En 2006, les permis d’exploration de pétrole et de gaz existants qui dataient déjà de 3 ans ont été convertis en permis de réservoirs souterrains par un artifice que permettaient les anciens règlements de la loi des mines. Ce faisant, Squatex a pu diminuer considérablement ses obligations de travaux statutaires envers le gouvernement.

Aussi, la même année, six autres permis ont été acquis dans la région de Témiscouata, près de Saint-Honoré. Le nombre de permis est ainsi passé de 18 à 24 dans la région du Bas St-Laurent et de la Gaspésie pour atteindre une superficie totale de 447 068 Ha (voir le tableau 1 et la figure 1).

Tableau 1 : Permis dans le Bas St-Laurent-Gaspésie en 2006

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Figure 1 : Domaine minier en vigueur dans le Bas-St-Laurent Gaspésie depuis 2006 

C’est aussi en 2006 que suite aux intérêts grandissants des compagnies pétrolières dans la région des Basses-Terres du St-Laurent pour les dolomies hydrothermales, Squatex s’est bien positionné en faisant l’acquisition d’un domaine minier additionnel important de 12 permis couvrant trois secteurs différents du bassin ordovicien. La superficie totale de ces nouveaux permis couvre 225 370 Ha (voir tableau 2 et figure 2).

Tableau 2 : Permis dans les Basses-Terres du St-Laurent 2006 

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Figure 2: Domaine minier depuis 2006 dans les Basses-Terres du St-Laurent 

Avec l’ajout de ces nouveaux permis, la superficie totale du domaine minier de Squatex a atteint 672 438 Ha (voir figure 3). Cette action fut profitable puisque depuis lors tous les terrains qui ont un potentiel pétrolier sont devenus sous permis. La valeur et l’intérêt de ceux-ci se sont accrus de façon significative en particulier depuis que Forest Oil, puis Talisman se sont impliqués dans le développement des gaz de shale de l’Utica dans les Basses-Terres.

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Figure 3 : Domaine minier de Squatex en 2006 dans le Bas-St-Laurent/Gaspésie et dans les Basses-Terres du St-Laurent 

En octobre 2006, Mir Télédétection a effectué une évaluation préliminaire du potentiel pétrolier dans les Basses-Terres du St-Laurent. Au départ, une revue systématique de la stratigraphie des puits a été effectuée. Elle a été suivie par l’intégration des données d’imagerie satellite, des données topographiques et de connaissances géoscientifiques afin de mieux comprendre la géologie structurale et d’évaluer le potentiel pétroler sous les permis de Squatex. L’intérêt est différent dépendant de la localisation des permis. Ceux situés dans le bloc EST montre un potentiel lié aux structures chevauchées (réservoirs conventionnels qui peuvent être localisées à une profondeur de plus de 5 km et zones fracturées plus près de la surface). Cette zone est intéressante puisque le champ de gaz de Saint-Flavien (maintenant converti en réservoir souterrain) s’y trouve.

En plus, des réservoirs dans les zones qui s’apparentent à ceux de la plateforme peuvent y être rencontrés comme ce fut le cas à St-Simon.

Toujours selon MIR Télédétection, les permis du bloc OUEST montrent plutôt un intérêt pour les réservoirs du type dolomies hydrothermales et ceux des shales fracturés. Le rapport ne mentionnait pas le potentiel du gaz de shale qui ne fut considéré par d’autres intervenants que l’année suivante et surtout en 2008. Présentement nous croyons que ce type de prospect est de loin le plus prometteur. Le rapport de MIR proposait un programme d’exploration évalué à 7M$ sur une période de 4 ans consistant surtout à effectuer des études géologiques et géophysiques qui serait suivies d’un forage de 2 500 mètres. Comme nous le verrons plus loin, l’implication d’autres intervenants pétroliers va modifier les plans de Squatex de façon considérable.

Au début mars 2008, MIR Télédétection fut aussi mandaté pour réaliser une évaluation géologique de la région du Témiscouata afin d’améliorer la compréhension du cadre stratigraphique et structural de ce secteur. Cette étude a été effectuée à partir des données de télédétection spatiale, topographiques, géophysiques et géochimiques (voir encadré figure 4). Cette région est en continuité géologique avec celle présente plus à l’est et il était important de connaitre les éléments géologiques différents affectant cette partie des permis. Le but de l’étude était de voir si des réservoirs semblables à ceux rencontrés dans la région de Sayabec pouvaient y être présents.

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Figure 4 : Zone de l’étude de MIR télédétection dans le Témiscouata en 2008 

La figure 5 montre l’intégration de l’ensemble des informations en relation avec la carte géologique provisoire, sur un relief ombré. Elle présente deux importants corridors structuraux de direction ouest-nord-ouest, observés dans l’extension du graben du Saguenay, situé au nord-ouest du fleuve Saint-Laurent. Ces deux corridors sont le lieu d’alignement de linéaments topographiques dans cette direction, suggérant qu’ils représentent possiblement les cicatrices de failles profondes réactivées tardivement. Aussi, deux anomalies géochimiques importantes coïncident avec les deux corridors, tout comme la présence de plusieurs indices minéralisés (points bleus). Cette relation spatiale supporte l’interprétation de deux zones de failles majeures de direction ouest-nord-ouest qui ont pu favoriser la circulation de fluides hydrothermaux. La présence de lithologies carbonatées à proximité, tel que celle de la Formation de Sayabec, pourrait représenter des réservoirs potentiels d’hydrocarbures.

La réalisation de levés de terrain additionnels est fortement recommandée pour vérifier l’interprétation du système de failles proposé. Une attention devrait être portée sur la recherche de dolomies hydrothermales à proximité des failles de direction nord ouest. Finalement, MIR recommandait l’intégration des résultats de ses analyses avec les nouvelles données sismiques acquises par le MRNF dans le secteur, afin de confirmer la présence des failles profondes.

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Figure 5 : Importants corridors structuraux de direction ouest-nord-ouest observés dans l’extension du graben du Saguenay.