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Qu’est-ce qu’un gisement conventionnel d’hydrocarbures?

Lorsque l’on parle d’hydrocarbures au Québec ou ailleurs et surtout de la possibilité de présence de réservoirs, ce n’est pas tout le monde qui sait facilement faire la différence entre les types de réservoirs naturels. De plus, dans les médias, la confusion demeure et laisse donc les gens avec une certaine appréhension face à l’inconnu. Dans ce billet de blogue, nous vous parlerons donc des réservoirs d’hydrocarbures dits conventionnels.

« Pour qu’un gisement d’hydrocarbures puisse être qualifié de système pétrolier et gazier conventionnel, la présence d’une roche mère, d’une roche-réservoir et d’une roche couverture est nécessaire. Dans ce système, les hydrocarbures migrent de la roche mère où ils se sont formés vers la roche-réservoir où ils seront emmagasinés. Le degré de porosité et de perméabilité élevé d’une roche caractérise sa capacité à être une roche-réservoir. Les hydrocarbures demeurent piégés dans la roche-réservoir grâce à une roche couverture qui, elle, est caractérisée par un degré de porosité et de perméabilité plus faible. » (Source : MERN)

La première chose à retenir au sujet de ces réservoirs conventionnels, c’est que pour ceux-ci, les méthodes d’extraction de leurs hydrocarbures sont bien connues depuis plus de 160 ans (1859 : Titusville, Pennsylvanie) et surtout elles ne nécessitent pas d’avoir recours à la fracturation hydraulique.Et comme le dit la définition ci-dessus du MERN, pour être conventionnel, le réservoir doit être poreux, perméable et isolé de façon naturelle par une couche imperméable empêchant ainsi une migration des hydrocarbures vers la surface (voir le billet de blogue #2 sur les suintementsnaturels). Ceci implique que, pour la production d’un réservoir conventionnel, un simple puits sera nécessaire pour extraire les hydrocarbures en surface. Cette méthode est en définitive très similaire à celle utilisée pour produire de l’eau potable, mais à de plus grandes profondeurs.

Alors pourquoi parler des réservoirs conventionnels?

C’est qu’un recadrage des termes utilisés dans l’espace public s’impose. En effet, depuis plusieurs années, il n’est question dans les discours public sur les hydrocarbures que des gaz de schiste.

Or, ces derniers sont des ressources non-conventionnelles. C’est-à-dire que les hydrocarbures sont prisonniers de la roche mère (voir le billet de blogue #1) et que pour les récupérer, la fracturation hydraulique est le seul moyen rentable pour créer la porosité et la perméabilité qui sont nécessaires pour permettre la production.

Il faut savoir qu’au Québec, il existe des possibilités de réservoirs conventionnels (pouvant être exploités sans fracturation). Ces derniers se situent surtout en Gaspésie / Bas St-Laurent dans les roches du Dévonien et du Silurien, mais également dans les Basses-Terres du St-Laurent dans les formations calcaires du Trenton et du Black River (Ordovicien). 

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