(450) 766-0861
jccaron@squatex.com

Les suintements naturels d’hydrocarbures, qu’est-ce que c’est?

Il se peut qu’en vous promenant dans une forêt ou un sentier proche de chez vous, vous remarquiez une substance grasse couler d’une roche ou même dans un ruisseau. Est-ce de la pollution ? Probablement pas ! En effet, lors de notre dernier billet de blogue sur la formation des hydrocarbures nous avons parlé de la Roche-Mère essentiellement, mais que se passe-t-il ensuite?

 Le pétrole et le gaz formés dans la Roche-Mère subit des pressions énormes dues au poids de la roche qui s’est accumulée au-dessus de la Roche-Mère. Comme le pétrole et le gaz sont plus légers que l’eau et la roche, ceux-ci migrent vers le haut avec l’eau de formation (provenant de la mer ancienne).

Il existe alors deux possibilités soit 1) Le pétrole et le gaz naturel se retrouvent piégés par une Roche-Réservoir qui est recouverte par une couche imperméable ou 2) Il n’y a pas de Roche-Réservoir ou de couche imperméable. Cette deuxième possibilité qui est fréquente produit alors un phénomène naturel qui dure depuis des millions d’années et que l’on nomme les suintements naturels de surface.

La figure ci-dessous provient d’un très bon article du Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) et met en évidence le caractère naturel des suintements, c’est-à-dire sans intervention humaine.

Les suintements naturels sont les premiers indices de la présence potentielle de réservoirs en sous-surface pour les géologues qui recherchent des hydrocarbures. 

Au Québec, de nombreux secteurs sont connus depuis longtemps comme regorgeant de suintements naturels d’hydrocarbures. Par exemple la Gaspésie (le nord de la péninsule et la baie de Gaspé), la Mauricie (la Fontaine du diable), les Basses-Terres du Saint-Laurent entre Montréal et Québec où du méthane a été mesuré par le gouvernement en 1966 dans l’eau potable dans des milliers de puits ou encore dans le fleuve Saint-Laurent où plusieurs suintements de méthane ont été identifiés récemment par la Commission géologique du Canada. Tous ces indices montrent que le potentiel en hydrocarbures au Québec est loin d’être négligeable et mérite d’être étudié avec attention.

Les suintements sont des phénomènes 100% naturels ! Alors lorsque vous vous promènerez dans les bois, gardez l’œil ouvert, on ne sait jamais, vous trouverez peut-être le futur grand gisement pétrolier Québécois !

Vous avez des questions concernant cette note scientifique? Vous pouvez contacter en tout temps l’équipe de Squatex qui répondra à vos questions!

Pour les questions d’ordre scientifique :

Alexandre Aubiès-T., PhD., Geo.

aaubies@squatex.com

Pour les demandes médias :

Jean-François Thibault, ing. jr

jfthibault@squatex.com

Désolé, les commentaires sont fermés pour cet article.